mercredi 20 juin 2007

Une nouvelle phobie que je me découvre...

Les voyages, ce n'est pas seulement pour découvrir de nouveaux pays et cultures, c'est aussi pour se découvrir soi-même...

Ce matin, comme tous les matins, je me lève autour de 6h30, je prends ma douche puis prends le petit déjeuner pour ensuite partir au travail en train. La routine finalement...

Mais ce matin a été un peu particulier. En rentrant de la douche, je découvre sur mon mur un gros cafard heureux de se dandiner en remuant ses longues antennes. Il n'y a pourtant rien d'intéressant pour un cafard dans ma chambre: pas de moisissures, pas de déchets, pas de crasse, pas trop de poussière, pas de bêtes, pas de nourriture... bref, aucune raison d'être là. Ce n'est pas la première fois que j'en vois à la maison; d'habitude j'ai du mal à me contenir, mais aujourd'hui je prends sur moi pour ne pas réveiller mes colocataires qui dorment profondément. Pleine de courage, je vais chercher la bombe anti-cafards précieusement rangée dans un placard de la cuisine, et m'entraine un peu a 'pschitter' dans le vide pour être sûre de pouvoir exterminer cette brave bête. Quand je reviens dans la chambre, il est déjà trop tard, le cafard est hors d'atteinte, à moins que je ne monte sur ma commode pour m'approcher au plus près de lui. Mais je suis bien trop terrorisée pour être si proche de ce cancrelat!... J'attends un peu qu'il me soit un peu plus accessible, mais bientôt il disparait. Il doit comprendre que je ne l'aime pas vraiment et que je cherche à l'exterminer avec sadisme. Je commence à m'inquiéter car j'ai peur qu'il se soit faufilé derrière le miroir posé sur ma commode. Alors, je décide de déménager toutes les affaires posées sur celle-ci pour les mettre un peu plus à l'écart, quand soudain, j'aperçois les antennes de mon ami s'agiter dans mon sac à main que j'avais malencontreusement laissé ouvert. Là, c'en est trop, je ne peux plus me retenir. Je sors de ma chambre en courant tout en essayant d'arranger ma serviette de bain pour qu'elle me couvre un peu. Je crie et explose en larmes. Tant pis, mes colocs seront réveillés, mais là, je ne peux vraiment plus résister. Pourquoi les cafards viennent-ils dans ma chambre alors que je fais le ménage si régulièrement? Je suis terrorisée. Je m'assois sur le canapé, toute tremblante, les grosses larmes coulant sur mes joues en me repassant les images de ce cafard dans ma tête et en me remémorant mes autres souvenirs avec ces bestioles. Bientôt, mes colocs sortent un à un de leur chambre. Emilie d'abord, bouffie de sommeil, me demande ce qui se passe. La voix pleine de sanglots, je lui avoue que j'ai peur d'un cafard remuant dans mon sac. "Ah, c'est ca!" me dit-elle d'un air désespéré, "je croyais que quelqu'un était mort!" Elle me dit que Julien, son petit ami-colocataire, arrive bientôt pour me sauver de mon chagrin! La pauvre, je l'embête je sais, elle qui est malade en ce moment et qui a besoin de sommeil. Et puis Mathieu sort à son tour. "Qu'est-ce qui se passe?" Quand je lui dis que c'est juste un cafard, il sourit en pensant sans doute que je suis ridicule. Il se dirige vers ma chambre, essaie d'émerger du sommeil, et me demande où est le coupable. Une fois le sac localisé, il s'en va sur le balcon pour le vider de fond en comble et pour me dire que le cafard est bel et bien parti. L'animal a donc trouvé une autre cachette dans ma chambre! Toujours pas rassurée, j'attends que Julien, qui investigue ma chambre, trouve l'objet de ma peur! Il regarde partout, même derrière le miroir, et déménage ma commode. J'ai de la chance d'avoir 2 hommes braves à la maison! Malheureusement, la bête, trop futée pour se faire attraper, s'est esquivée. Pendant ce temps, Emilie essaie de me calmer en me racontant ses aventures avec les cafards thaïlandais. (C'est décidé, je ne mettrai pas les pieds chez les voisins du Nord.) Et puis, le mot pour apaiser: "Tu sais qu'il y a des gens qui bouffent les cafards pendant la nuit, dans leur sommeil" Merci Emilie, là, je me sens vraiment mieux! Je me fais peut-être des festins 'cafardesques' pendant mes nuits, comment ne pas l'imaginer maintenant! Je continue donc de trembler et me passe des films d'horreur en boucle dans ma tête. Tous les symptômes y sont: je suis atteinte d'une nouvelle phobie: celle des dictyoptères! Heureusement qu'il n'y a pas d'araignées dans ce pays! Je ne pourrais sans doute pas rester longtemps ici. Après ce petit incident, tout le monde repart se coucher après que je me sois excusée une dizaine de fois pour le dérangement. Je me sens un peu ridicule, mais parfois, un simple détail peut être la goutte d'eau qui fait déborder le vase...

Il faut que je me dépêche désormais car l'heure tourne. Mais s'assurer de ne pas tomber sur mon ennemi quand je dois revenir dans ma chambre pour finir de me préparer prend du temps. J'ose à peine toucher mes affaires, attrape les premiers vêtements dans ma commode et récupère seulement ce dont j'ai besoin puis file en dehors de cette chambre maudite en laissant la porte grande ouverte pour laisser libre au cafard le chemin pour sortir de lui-même!

Je suis heureuse d'aller au travail ce matin, car je sais que l'endroit est sans tel danger! Je raconte mes mésaventures à une collègue qui me promet de m'accompagner acheter des armes efficaces pour faire fuir mon cauchemar!...

Un cafard de plus dans ma chambre, et je rentre en France!

4 commentaires:

Julien a dit…

Bon tu me préviens pr l'heure de l'arrivée que j'aille te récupérer à l'aéroport ?

Hélène a dit…

Bonne nouvelle, le cafard n'est plus! Mes colocs l'ont retrouve dans le salon et se sont empresses de l'exterminer! Ouf! Un de moins!...

Anonyme a dit…

la petite bête ne va pas manger la grosse(façon de parler avec tes 45 kg)
que d'aventures et de nouveaux paysages par rapport à notre petite routine,profite bien de ta jeunesse et féliçitation pour les cours de français que tu donne en anglais.
gros bisous et bonjour à ton homme si tu le revois avant moi.
tonton régis
bouffart.regis@voila.fr

Aurore a dit…

Bonjour Hélène!
Comme je te comprends et comme je n'aurais pas aimé être à ta place ce matin là! Enfin j'espère que tu t'en es bien remise... Je viens de découvrir ton blog et vraiment il est aussi beau que ce que tu fais de ta vie. Je te trouve très courageuse d'oser tout cela. Tu dois être vraiment très heureuse, je l'espère en tout cas. Je suis bien contente que ma fausse soeur jumelle de vacances en soit arrivée là où elle le souhaitait et le rêvait tant!!!
Je te fais des bisous. Je viendrais régulièrement voir ton blog maintenant, c'est un délice de te lire! Bisou-bisou!!!!
Ta cousine Aurore