mardi 22 mai 2007

La rue...

Ca peut paraitre banal ou bizarre de parler de la rue, mais il y a tellement de choses à dire, car chaque rue de Kuala Lumpur révèle une partie du fonctionnement de la ville et son agitation montre son grand dynamisme. Finalement, même en pleine ville, c'est aussi un peu la jungle. On y cotoie des dangers à chaque instant.
Voici le quotidien d'un piéton car c'est parfois un vrai sport d'être bipède dans cette ville. A chaque fois que l'on veut traverser, on ne sait jamais si on arrivera vivant de l'autre coté de la chaussée!!Il faut souvent s'arrêter au milieu de la rue pour laisser passer des mobylettes qui arrivent à pleine vitesse. Les 2 roues sont reines ici. Il y en a partout, même sur les autoroutes qui traversent la ville! Jamais je n'oserai monter sur ces bécanes tant il faut se faufiler dans le flot des voitures, souvent bloquées par trop de circulation et qui freinent sans raison ou changent de file sans se soucier des voitures qui arrivent derriere!!!...









Mais pourtant, se déplacer en 2 roues est un des moyens les plus efficaces pour arriver avant tout le monde. Le vélo serait beaucoup plus écologique, mais surtout beaucoup trop dangereux. Je n'ai d'ailleurs pas vu beaucoup de cyclistes. Les plus téméraires ont déja du faire les frais de leur audace et de l'intense circulation...Il faut aussi faire attention où on met les pieds. Les trottoirs sont jonchés de plaques branlantes qui comblent les trous, de pavés désossés ou encore de bouches d'égouts dont les cafards raffolent la journée pour échapper à la chaleur, mais qui ressortent dès le coucher de soleil...
On croise aussi d'autres bêtes. Les chats miséreux et maigrelets sont les plus fréquentes. Ils occupent leurs journées à errer pour essayer de trouver de quoi se nourrir. Ils doivent souvent se partager les tas d'ordures laissés à l'abandon dans les rues désertées avec les rats, souvent plus gros qu'eux! Par chance, je n'ai pas encore croisé de rats vivants. J'ai juste manqué de piétiner un rat déja écrasé au milieu d'une ruelle.

Mais qu'est ce qui est le plus désagréable en définitive? Est-ce le bruit incessant des clim' ajouté à celui des dizaines de mobylettes qui roulent à toute allure et à celui des cris des vendeurs de fruits ou autre nourriture?









Est-ce les regards pesants des hommes qui ne se gênent pas pour dévisager les blanches ou de les saluer avec une idée derriere la tête? (la blondeur ajoute aussi un peu plus de chance de se faire observer avec lourdeur) Est-ce aussi la lenteur du pas des malaisiens qui ne connaissent pas le mot rapidité? Non, finalement, le pire doit être les odeurs. Le parfum ambiant est mêlé de gaz d'échappements, d'odeurs de poissons séchés, de fruits fort odorants, des cuisines des mamaks (restaurants mi plein air, qui n'ont rien à envier aux restaurants étoilés sauf sans doute pour la cuisine locale) et encore des égouts qui empestent d'autant plus que la température augmente.Finalement, il n'y a pas que les paysages magnifiques, les iles paradisiaques et les cocotiers en Malaisie, il y a aussi le quotidien et la forte croissance du pays qui fait que beaucoup de choses ne suivent pas. Mais le jour où le pays sera plus en avance que notre vieille France approche à grands pas...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour !

En ce jour sollennel de mon anniversaire je t'écris pour te dire que je vais sans doute avoir un vélo pour l'occasion mais qu'en aucun cas je ne viendrais en faire en Malaisie...Vu ton commentaire ça parait bien trop risqué!

Finalement cette petite présentation touristique des attraits de Malaisie me refroidi pour venir te rendre une petite visite : rien qu'en lisant ces quelques lignes j'en ai eu le ventre retourné (mais il est vrai que je suis une petite nature : le steack haché du RU suffisait à me faire le même effet!)

Sur ces quelques lignes poétiques, je te souhaite une bonne journée, ou une bonne nuit (vu le décalage horaire)
Et à bientôt pour de nouvelles aventures !