Dimanche, en bonne chrétienne, je suis allée à la mosquée! A une heure de KL, à Shah Alam, on trouve la 3ème plus grande mosquée du monde, avec les plus hauts minarets et le plus large dôme religieux de la planète; en tout cas, c'est ce qui est fièrement avancé sur les brochures touristiques. Quand on demande à l'accueil quelles sont les 2 plus grandes mosquées, on ne nous comprend pas (est-ce voulu?) et on nous assomme de chiffres vantant les prouesses architecturales de l'édifice dressé devant nous. Tant pis, on ne saura pas... Mais en effet, il faut l'admettre, la mosquée est immense et impressionnante.

On arrive alors que l'imam annonce la prière. Nous devons donc attendre une petite demi-heure que la prière se termine pour enfin entrer dans ce colosse. Je vois près de l'entrée des visiteurs des robes vertes et violettes. Je commence à craindre qu'il faille que je me vêtisse à la mode musulmane! Quelle horreur, moi qui déteste me déguiser! Il faut dire que les bouts de tissus prêtés aux visiteurs ressemblent plus à des robes de chambre des années 70 qu'aux belles robes que portent les musulmanes locales. On m'autorise à me couvrir la tête avec mon étole. Une mama m'aide à fixer le foulard car je n'ai aucune idée de la manière dont il faut le porter. Avec gentillesse, elle me l'accroche avec une pince qu'elle me prête. A partir du moment où je suis convertie - au moins au niveau vestimentaire - à l'islam, je ne suis plus moi-même. C'est incroyable à quel point le foulard a le pouvoir de rendre anonyme, de priver de liberté, d'abaisser à un rang inférieur. Seule parmi un groupe de garçons, je me sens presque naturellement écartée du monde masculin, réduite à marcher loin derrière eux et à oublier ma propre personnalité. En marchant dans l'enceinte de la mosquée, j'ai l'impression d'être une none qui sacrifie sa vie à son Dieu en qui la foi est tellement grande qu'elle accepte en silence ce qui me parait être contrainte, privation de liberté et de personnalité.

Cependant, les femmes ici n'ont pas l'air malheureuses. Elles sourient sans arrêt, ont des visages doux et compatissants, leurs vêtements sont vivement colorés. Rien à voir avec les musulmanes fraîchement débarquées du Moyen-Orient pour des vacances shopping dont on ne voit ni le visage, ni les pieds, ni même parfois les yeux. Elles ne sont que des ombres noires, ressemblant à des fantômes débarqués d'outre-tombe...

On arrive alors que l'imam annonce la prière. Nous devons donc attendre une petite demi-heure que la prière se termine pour enfin entrer dans ce colosse. Je vois près de l'entrée des visiteurs des robes vertes et violettes. Je commence à craindre qu'il faille que je me vêtisse à la mode musulmane! Quelle horreur, moi qui déteste me déguiser! Il faut dire que les bouts de tissus prêtés aux visiteurs ressemblent plus à des robes de chambre des années 70 qu'aux belles robes que portent les musulmanes locales. On m'autorise à me couvrir la tête avec mon étole. Une mama m'aide à fixer le foulard car je n'ai aucune idée de la manière dont il faut le porter. Avec gentillesse, elle me l'accroche avec une pince qu'elle me prête. A partir du moment où je suis convertie - au moins au niveau vestimentaire - à l'islam, je ne suis plus moi-même. C'est incroyable à quel point le foulard a le pouvoir de rendre anonyme, de priver de liberté, d'abaisser à un rang inférieur. Seule parmi un groupe de garçons, je me sens presque naturellement écartée du monde masculin, réduite à marcher loin derrière eux et à oublier ma propre personnalité. En marchant dans l'enceinte de la mosquée, j'ai l'impression d'être une none qui sacrifie sa vie à son Dieu en qui la foi est tellement grande qu'elle accepte en silence ce qui me parait être contrainte, privation de liberté et de personnalité.

Cependant, les femmes ici n'ont pas l'air malheureuses. Elles sourient sans arrêt, ont des visages doux et compatissants, leurs vêtements sont vivement colorés. Rien à voir avec les musulmanes fraîchement débarquées du Moyen-Orient pour des vacances shopping dont on ne voit ni le visage, ni les pieds, ni même parfois les yeux. Elles ne sont que des ombres noires, ressemblant à des fantômes débarqués d'outre-tombe...
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